Wing Chun Kung Fu

 

style Luo

Pratique du Wing Chun Kung Fu style Luo en Isère, Hautes-Alpes et Bouches du Rhône

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Wing Chun Kung Fu : le style Luo

Les origines

Originaire de la Réunion, JiaJe Luo découvre Bruce Lee dans les années 1980 et est fortement marqué par sa pratique martiale. Cependant, à la différence de nombreux autres jeunes gens de cette époque, il décide de vivre pleinement cette nouvelle passion et part à Taiwan afin de s'y adonner pleinement.

Il devient élève de Lo-Man-Kam ( le neveu de Ip Man ), suit assidument ses enseignements durant plusieurs années et acquiert un savoir et une technique qui font de lui l'un des meilleurs éléments de l'école où il s'exerce.

Comme tout artiste martial de haut niveau, il commence alors à se sentir à l'étroit dans le style qu'on lui inculque, et s'interroge sur la direction à suivre pour faire progresser son art.

Il analyse les fondements du Wing Chun et, les recoupant avec son savoir propre, établit peu à peu les bases de sa propre école : le style Luo est né !

Les principes

Le style Luo s'articule autour de quelques grands principes qui sont basés sur des constatations physiques :

Force, énergie, inertie

En termes de physique, une force est définie comme une action portant sur une distance. Cela se représente mathématiquement comme un vecteur possèdant une grandeur et une direction.

L'énergie est une quantité qui peut être définie comme une "réserve de force". Elle peut être de deux types : cinétique et potentielle. Dans le cadre des arts martiaux, l'énergie qui nous intéresse est l'énergie cinétique. Elle incombe que tout corps en mouvement est porteur d'une force.

L'inertie est définie comme étant la tendance naturelle des corps à résister à un changement de direction. Ainsi, pour mettre en mouvement un corps immobile, il faudra lui appliquer une force dans une direction, et pour stopper un corps en mouvement il faudra également lui appliquer une force dans la direction opposée à celle de son déplacement. Plus l'objet à déplacer est massif, plus la force à appliquer est importante.

Il convient de remarquer qu'un corps qui se déplace le fait toujours dans une direction unique. Ainsi comme expliqué ci-dessus, stopper un corps en mouvement nécessite de lui appliquer une force importante dans la direction opposée à celle ou il se déplace. Mais appliquer une force minime dans toute direction latérale au sens du mouvement suffit généralement à dévier la trajectoire de ce corps ( le corps étant immobile dans la direction latérale où on cherche à le dévier, la force nécessaire à le mettre en mouvement dans cette direction est nécessairement moindre que la force nécessaire à le stopper dans la direction de son mouvement ).

Partant de ces définitions, on peut en déduire les notions suivantes :

Le relachement

C'est la 1ère notion centrale du style Luo.

Physiologiquement, on peut établir un parallèle entre la crispation musculaire et la masse d'un membre ( comme un bras ). On peut considérer un membre crispé comme étant plus "massif" ou comme étant doté d'une "force de résistance" ( comme s'il était déjà en mouvement ). La force nécessaire à sa mise en mouvement sera donc nécessairement plus importante que s'il était totalement relaché.

Le pratiquant du style Luo va donc chercher être dans un état de relachement maximal afin que la mise en mouvement de ses membres requierre une force minimale. Pour une même quantité d'énergie fournie, le mouvement obtenu sera donc plus important et donc la force plus grande pour un membre relaché que pour un membre crispé.

La sensation

C'est la 2ème notion centrale du style Luo.

En mettant à profit les données disponibles grâce à l'analyse de l'inertie, on constate qu'il est plus économe de dévier un adversaire plutôt que de l'affronter de face, pour un gain qui sera double :

1. En évitant de s'opposer frontalement à la force qui lui est imposée, le pratiquant va économiser sa propre énergie.

2. L'utilisation d'une force importante par l'adversaire joue en la faveur du pratiquant : s'il ne rencontre aucune force opposée, il devra lui-même lutter contre sa propre force, que ce soit pour changer de direction ou conserver son équilibre.

La sensation va permettre à un pratiquant du style Luo de ressentir en une fraction de seconde les paramètres de force et mouvement appliqués par son adversaire. Il va alors mettre à profit ces informations pour faire jouer la situation en sa faveur.

De plus, l'utilisation du principe de relachement va permettre au pratiquant de ne fournir aucune des informations de force à son adversaire qui ne sentira venir aucun coup : il ne pourra pas faire jouer le principe de sensation en sa faveur.

L'apprentissage du relachement et de la sensation

A la différence des autres écoles ( Wing Chun, Wing Tsun ), la pratique du style Luo est donc essentiellement basée sur le Chi Sao ( mains collantes - exercice ou deux pratiquants utilisent leurs bras dans une position antagoniste ) pour acquérir à la fois le relachement et la sensation.

La sensation de l'un va permettre de ressentir le manque de relachement de l'autre qui va alors s'en servir pour se créer une ouverture. Son propre relachement lui permettra de porter une attaque que l'autre ne pourra ressentir faute de sensation adéquate.

Technique, ligne centrale, structure

Bien entendu, la maitrise technique est indispensable à une bonne pratique du Wing Chun. L'apprentissage des techniques se base sur la répétition des 3 formes de base ( Siu Lim Tao, Chum Kiu, Biu Jee ) et sur la pratique des mouvements qui les composent lors de phases de Chi Sao ( cas pratiques ).

La répétition de séquences d'enchainement ( Coup de poing "Chung Kuen" suivi d'une parade "Tan Sao" puis d'une attaque "Fak Sao" puis d'une nouvelle parade "Bong Sao" par exemple ) est proscrite : le style Luo considère que dans la rue, rien ne se passera comme prévu et seule la sensation pourra dire au pratiquant les techniques qu'il convient de mettre en application en fonction de ce qui se présentera à lui.

Le principe de la ligne centrale sera systématiquement mis en oeuvre et conservé : fermer sa ligne centrale permet à un pratiquant de protéger des organes vitaux. Attaquer la ligne centrale de l'adversaire le met en difficulté et le rend vulnérable.

Conserver en permanence une structure adaptée est nécessaire pour l'équilibre et la stabilité du pratiquant ainsi que pour son positionnement dans l'espace face à son adversaire. Sans une bonne structure, le pratiquant est vulnérable comme un arbre mal enraciné dans une tempête.