Wing Chun Kung Fu

 

style Luo

Pratique du Wing Chun Kung Fu style Luo en Isère, Hautes-Alpes et Bouches du Rhône

Connexion rapide
Pseudo :
Mot de Passe :

Wing Chun Kung Fu : la pratique

Un art martial accessible à tous

A la différence des autres styles de Kung Fu ( Shaolin ) et arts martiaux ( Karaté, Taek-Won-Do... ), le Wing Chun ne requiert aucune condition physique particulière et est donc ouvert à tous les pratiquants indépendamment de leur sexe ou age.

L'accent n'est pas mis sur le développement musculaire ni la souplesse, mais sur le toucher et le ressenti entre les pratiquants. En cela, le Wing Chun s'apparente plus au Tai Chi Chuan qu'aux autres arts martiaux qui nécessitent souvent force et endurance.

 

Les formes

Le Wing Chun ayant été conçu dans l'optique d'amener ses pratiquants à une efficacité maximale en un minimum de temps, la totalité des principes ont été regroupés dans seulement trois formes ( souvent appelés Taos dans les autres arts martiaux ).

Ces formes permettent aux pratiquants d'acquérir les principes fondamentaux du Wing Chun sans qu'il soit nécessaire de passer par des systèmes de grades ou de ceintures.

Même si la maitrise des trois formes peut prendre des années, les pratiquants les abordent en général rapidement ce qui leur permet de diversifier leur technique et donc de ne pas se lasser ni stagner dans l'une des formes.

 

Première forme

Siu Lim Tao - 1ère forme du Wing Chun

Siu Lim Tao : le Tao de la petite idée

Comme l'indique son nom, la première forme de Wing Chun sert à donner une idée de cet art martial.

Elle sert à poser les fondements de la pratique du Wing Chun : relachement et respect de la ligne centrale.

Composée de 108 mouvements ( en alternance côté gauche et droite ), elle instaure les techniques fondamentales d'attaque et de parade de manière statique. Les déplacements sont absents de cette forme ce qui permet de se concentrer sur l'acquisition des mouvements de base.

 

Deuxième forme

Chum Kiu - 2ème forme du Wing Chun

Chum Kiu : rattraper la distance

Reprenant une grande partie des techniques abordées dans la première forme, Chum Kiu y adjoint les notions de déplacement et pivot du corps.

La pratique cesse d'être statique et devient dynamique : l'accent est mis sur le positionnement du corps en mouvement afin de préserver son équilibre lors des phases d'attaque et de défense, et également sur sa rotation lors de ces phases ce qui permet de s'extraire de situations de défense difficiles ou au contraire de créer des ouvertures d'attaque.

 

Troisième forme

Biu Jee - 3ème forme du Wing Chun

Biu Jee : les mains qui frappent

Troisième et dernière forme du Wing Chung, Biu Jee était traditionnellement une forme réservée aux étudiants ayant déjà une bonne connaissance du Wing Chun et maitrisant parfaitement les deux premières formes.

Contrairement à son nom qui évoque une forme destinée à l'attaque, elle met en fait l'accent sur des techniques spécifiques de  défense lorsque le pratiquant est mis en difficulté :

- Les coups de coude sont utilisés lorsque la distance de combat devient très rapprochée.
- Développement de la puissance à courte distance et de la précision avec des techniques léthales utilisant les doigts.
- Techniques de déplacement et de fauchage avancées par rotation du bassin et par extension des jambes.
- Récupération de la structure et de la ligne centrale par des techniques spécifiques suite à une mise en difficulté du pratiquant ( emprisonnement, retranchement, blocage d'un membre ).

Une fois cette forme maitrisée, le pratiquant connait la totalité des mouvements qui composent le Wing Chun.

 

Quatrième forme

Mook Yan Jong : mannequin de bois

A la différences des trois premières formes du Wing Chun travaillées dans le vide, le mannequin de bois permet de simuler la présence d'un adversaire.

Bien que statique, le mannequin possède des membres ( 2 supérieurs pour les attaques au plexus, 1 intermédiaire pour les attaques à l'estomac et 1 jambe ) ce qui permet au pratiquant de ressentir la présence d'un adversaire.

La forme permet donc la mise en application de tout ce qui a été appris dans les formes précédentes. Il oblige le pratiquant à travailler la précision de chaque attaque et parade ( toute erreur étant immédiatement sanctionnée par la dureté du bois qui le compose ) et lui permet de mettre en application et d'approfondir les principes de déplacement vus dans les formes précédentes ( toute erreur dans un déplacement rendant le mouvement suivant plus difficile à exécuter ).

 

Cinquième forme

Luk Dim Boon Kwan : le bâton long

Le bâton long est la première des deux formes du Wing Chun avec une arme. Cette forme ne comporte que 6 techniques répétées dans différentes directions ( et une demi-technique qui est le relâchement du bâton ). Elle est par conséquent beaucoup plus simple d'approche que les couteaux papillon qui en comportent plus de 100.

Bien que cette forme n'ait que peu d'applications dans notre monde moderne ( elle aurait originellement été créée par des pratiquants bâteliers se servant d'une perche pour manoeuvrer leur bateau ), elle offre plusieurs bénéfices au pratiquant :

- Renforcement musculaire : l'utilisation de la posture traditionnelle du cheval de fer permet un renforcement de la partie inférieure du corps. Le maniement d'un bâton de presque 3 mètres de long demande une force important au niveau de la partie supérieure du corps, surtout lors de longues sessions de travail.
- La forme permet une meilleure compréhension du principe de la ligne centrale. En effet, sans bâton, une déviation d'un centimètre hors de la ligne centrale est à peine remarquable. Mais lorsqu'on tient un bâton de 3 mètres de long, cette devient évidente. Le bâton permet donc de mettre en évidence des erreurs subtiles qui lui permettront de parfaire sa technique tant avec que sans armes.

 

Sixième forme

Baat Jaam Do : les couteaux papillon

Les couteaux papillon ou "8 lames coupantes" est la dernière forme du Wing Chun.

Bien que cette forme comporte 8 sections son nom vient en fait des 8 angles d'attaque qu'on rencontre lorsqu'on la pratique.

Elle renforce les principes rencontrés dans les autres formes du Wing Chun : économie de mouvement, déflexion d'une force, etc. Elle introduit de plus une nouvelle méthode de déplacement qui peut être utile dans certaines situations. Enfin, le poids important des couteaux offre un renforcement musculaire important des poignets si la forme est pratiquée convenablement et régulièrement.

A la différence du bâton qui peut sembler inutile dans le monde moderne, les couteaux papillons étant relativement courts, cette technique peut aisément être adaptée à nombre d'armes improvisées qu'on peut rencontrer dans la société actuelle.